Des pierres et des hommes - Au temps de la Révolution

En 1789, l'évêque de Rennes a affermé son domaine de Bruz à deux procureurs, Thibodeau et Gandon de la Mettrie. Ils sont ainsi les fermiers de l'évêché pour sa terre et seigneurie de Bruz, c'est-à-dire le manoir épiscopal, la métairie, les bois et les jardins qui y sont joints, les droits de pêche, bateau, péages et coutumes sur la Seiche et la Vilaine, les dîmes de Bruz, Chartres, Châtillon-sur-Seiche et Laillé et les moulins de Châtillon, le tout pour 8 060 livres.


Sources

rébillon (A.), La situation économique du clergé à la veille de la Révolution dans les districts de Rennes, Fougères et Vitré, Paris-Rennes, 1913, 780 pages

Philippe Jarnoux , Les bourgeois et la terre,  Éditeur : Presses universitaires de Rennes, 1996, Publication sur OpenEdition Books : 20 mars 2015, ISBN : 9782868471956, ISBN électronique : 9782753526280, 412 pages


En 1791, Le manoir de Saint-Armel et ses dépendances sont déclarés biens nationaux et mis aux enchères. Le jurisconsulte Charles Toullier emporte l'adjudication. Le procès-verbal de vente du 21 février 1791, pour la somme de 28.200 Livres, portait sur "l'ancien Manoir épiscopal situé dans la paroisse de Bruz, consistant en maison, chapelle et édifices, cour, jardin et douves, l'emplacement de l'ancien vivier, actuellement comblé, avec le très ancien bâtiment pris dessus etc". 


Sources  : Archives d'Ille-et-Vilaine Série 305 N°1, rapporté par Paul Parfourou dans son article de 1895


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